beaux textes à partager

un cadeau de Christian Bobin au petit matin

"L'âme nait au point de rencontre de notre néant avec la lumière qui nous en sauve."

Christian Bobin (la grande vie)

Believe

J'ai appris beaucoup ...

"Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m’ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d’influencer le déroulement de mon existence.

J’ai ainsi appris que la vie n’est faite que de rencontres et de séparations et qu’il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J’ai appris encore qu’il y a toujours une part d’imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu’il m’appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l’immensité d’un jour.

J’ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plein-pied dans l’instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J’ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d’être présente en moi et autour de moi, à l’honorer chaque fois que cela m’est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J’ai appris difficilement à m’aimer, non d’un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d’un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J’ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J’ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d’un oiseau, comme dans le geste d’un enfant pour tenter de capter le vol d’un papillon ou encore dans le sourire d’un vieillard qui croise mon chemin.

J’ai appris patiemment que nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j’ai pris.

J’ai appris douloureusement que je n’avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j’aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu’ ils me sollicitaient ; que je n’avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j’avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs, tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j’imaginais) de la vie.

J’ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s’accélérait en vieillissant et qu’il était important non pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J’ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon cœur.

J’ai appris que je pouvais oser demander, si je prenais le risque de la réponse de l’autre, aussi frustrante ou décevante qu’elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l’autre et refuser sans le blesser.

J’ai appris sans même le vouloir, que j’avais des besoins et qu’il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J’ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l’inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J’ai appris joyeusement à planter des arbres. C’est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu’à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J’ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l’univers la possibilité de me rejoindre et de m’apprivoiser encore un peu.

Oui j’ai appris beaucoup et pourtant je cherche encore l’essentiel."

Jacques Salomé

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choisir ses priorités

Chaque jour je reçois un message dans ma boite Mail de "Conversation avec Dieu" ... Abonnez-vous en suivant ce lien, ça tombe souvent pile-poil sur le besoin du moment et ça fait toujours beaucoup de bien ! Voici celui d'hier, formidable pour moi !...

En ce jour de votre vie, je crois que Dieu souhaite que vous sachiez …
que la raison pour laquelle vous êtes sur Terre a peu de choses
à voir avec ce à quoi vous passez le plus clair de votre temps.

Peut-être pourriez-vous réorganiser vos priorités juste un peu,
prêter plus attention à votre âme, vous ne pensez pas ? Quand
était-ce la dernière fois où vous avez médité même une demi-heure ?
où vous vous êtes assis pour lire quelque chose de spirituel et inspirant ?

Parlez-vous à Dieu tous les jours ? Pourquoi ne pas faire
durer la conversation un peu plus longtemps ?

Avec tout mon amour, votre ami ..
Neale

la raison pour laquelle vous êtes sur Terre a peu de choses à voir avec ce à quoi vous passez le plus clair de votre temps

Tout est énergie

« Tout est énergie et c'est tout ce qu'il y a. Correspondez à la fréquence de la réalité que vous voulez et vous ne pourrez pas vous empêcher d'obtenir cette réalité. Il ne peut exister aucune autre voie. Ce n'est pas de la philosophie. C’est de la physique. » Albert Einstein

Tournesol fibonacci

être en vie

"Les gens disent que c'est le sens de la vie que nous recherchons tous. Je ne crois pas que ce soit là l'objet de notre quête. Je crois que ce que nous recherchons, c'est l'expérience d'être en vie." Joseph Campbell

Mains de nature

C'est le chemin de ma vie, et celui sur lequel je vous invite.

la crise selon Christiane Singer

La crise selon Christiane Singer

J’ai gagné la certitude que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire. Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire ? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bas des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, elles sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on n’en a pas à portée de main, pour entrer dans l’autre dimension. Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. Un système de fils barbelés, d’interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur.

C’est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l’arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être.

Récemment sur une autoroute périphérique de Berlin où il y a toujours de terribles embouteillages, un tagueur de génie avait inscrit sur un pont la formule suivante : "Détrompe-toi, tu n’es pas dans un embouteillage, l’embouteillage c’est toi !".

Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le "divertissement" tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire : "Oui mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi !"
Fillle soleil jupe

lettre à mon corps, Jacques Salomé

Bonjour mon corps,

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné(e) si longtemps sur les chemins de ma vie.

Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites.
Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de reproches violents, ignoré par des regards indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes.

Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi.
Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités.

Je me surprends, surprends à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.
J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rayons du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.
Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir.

Mon corps, je te suis fidèle.
Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.
Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps.
Que tu prenais soins de moi, que tu respectais ma présence.

Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi !
Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie !

Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus.
Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune….
Et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.

Jacques Salomé

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MERCI

le courage

"Le courage, c'est risquer le connu pour l'inconnu, le familier pour le moins familier, le confortable pour le pèlerinage ardu inconfortable vers une destination inconnue. On ne sait jamais si on sera en mesure de le faire ou non. Il s'agit d'un jeu, mais seulement les joueurs savent ce qu'est la vie." - Osho

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photo du marcheur de Compostelle ... merci :)

qui es-tu ?

pour les fous d'amour fou ....

Qui es-tu ? (sagesse amérindienne)

Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre...
Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans ton cœur.

Je ne suis pas intéressé par ton âge...
Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l'Amour, de tes rêves et de l'aventure qu'est la Vie.
Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la Lune...
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine.
Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l'amoindrir ou l'arrêter...
Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l'extase te remplir complètement jusqu'au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d'être réalistes et de ne pas oublier les limites de l'être humain...
Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu dis est vrai
Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester Vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton Ame.
Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n'est pas tous les jours joli et que la source de Vie réside en sa Présence.
Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs, les miens et les tiens et pourtant continuer à te tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune : "oui".
Je ne suis pas intéressé par savoir où tu vis et combien tu gagnes...
Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude ou de douleur et faire ce qui doit être fait pour les enfants.
Je ne suis pas intéressé de savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu'ici...
Je veux savoir si tu peux te tenir debout au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober.
Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l'as appris et qui te l'a enseigné...
Je veux savoir ce qui te nourrit de l'Intérieur lorsque tout s'effondre autour de toi.
Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même et si tu jouis vraiment de ta propre compagnie dans ces moments de vide.


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le blog Rudbeckia - 15 mai 2014

Merci de tout mon coeur pour chaque étincelle de lumière reçue hier, jour de mes 50 ans. Merci pour le pétillement. Merci pour la joie et la paix. Pour l'attendu, pour l'espéré et pour l'inespéré.

Merci à la belle messagère de cette phrase et de cette image, témoins de cette date et de ma re-naissance. 

"Vint le temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore" Anaïs Nin
 

Papillon rouge

le blog Rudbeckia - amour, instant, éternité

"L'amour ne veut pas la durée. Il veut l'instant et l'éternité." Nietzsche

Coeur nuage rose

le risque d'être

La Vie vous invite au risque absolu.
Après avoir pris le risque
De sortir de l'eau primitive,
Après avoir pris le risque
De se tenir debout,
De ressentir, de penser,
La Vie vous invite au risque suprême,
Le risque d'être.
Que votre pensée ne soit qu'une force,
Votre cœur qu'un sentiment,
Votre corps tout entier qu'une sensation,
Et que de tout votre être
Il n'y ait plus que cela,
Qu'il n'y ait plus d'autre alternative
Que le risque.
Le risque, c'est le Sacrifice.
Prendre le risque d'autre, c'est prendre le risque de l'univers,
prendre le risque de Dieu.

Yvan Amar

Caillouxpas

partages de belles vibrations

une merveille de poésie dans ces images étonnantes

Escargot framboise

et cette prestation musicale, d'une infinie beauté  ... http://www.dverso.com/quartetto-musica-classica-esegue-vivaldi-in-performance-divertente-stravagante

celle-ci est magique également, et à plus d'un titre ... quelle créativité ! http://www.dverso.com/canzone-realizzata-gli-uccelli-poggiati-cavo-elettrico

merci les artistes ! le monde a tant besoin de vous !

éloge de la consolation

"Chaque être est doué d'un don qui lui permet d'être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres ; mais aussi d'une faille, d'une fêlure, d'une fragilité, qui réclame l'aide d'autrui."

Frédéric Lenoir

Mandala dom2

Mandala de Dominique MOYON, Saint Nazaire ... vous aimez ? allez voir son expo actuellement au Fort de Villès Martin, et son site ultrabook.

il y a

"Il y a ce que l'on connaît, qui est étroit.
Il y a ce que l'on sent, qui est infini."

Christian Bobin

T

Vivre est une prière ...

"Vivre est une prière que seul l'amour peut exaucer."

Romain Gary

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amour divin, amour humain

Amour divin, amour humain, amour ...

Le Seigneur aimait Marie plus que tous les disciples, et Il l'embrassait souvent sur la bouche. Les autres disciples le virent aimant Marie, et Lui dirent : "Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ?"
Le Sauveur répondit, et dit : "Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu'elle ?"
(...)
Si Yeshoua, considéré comme le Messie, comme le Christ, n'assume pas la sexualité, celle-ci n'est pas sauvée, Il n'est plus le Sauveur au sens plénier du terme, et c'est une logique de mort plus que de vie qui s'installera dans le Christianisme, particulièrement le Christianisme romano-occidental.
(...)
L’Évangile de Marie, comme les autres Évangiles, nous invite à nous rendre libres à l'égard de nos dualités, qui nous " diabolisent ", nous déchirent.
Il ne s'agit pas de nier le corps ou la matière, mais, à travers notre non-appropriation et notre non-identification à ce plan du Réel, de les sanctifier, de les transfigurer, et -comme Myriam de Magdala à la suite de son "Bien-Aimé"- d'apprendre par l'imagination créatrice à mettre de l'Amour là où il n'y en a pas, là où, dans notre intelligence et notre désir "arrêtés", "entravés", en "état d'arrestation", il n'y en a plus...

Comme à Cana, si nous voulons vivre les noces, il nous faut imaginer l'ignorance réciproque transformée, par la parole inattendue, en amitié plus douce et "meilleure" que la passion des commencements; l'eau grise du quotidien réellement enivrée et changée en vin.

Il nous faut vivre le songe amoureux et éveillé de la Magdaléenne : la mort "passée" et "traversée", enfin "comprise" dans l'espace de la Résurrection.

L’Évangile de Marie ~~ Jean- Yves Leloup.
Cana

que sont les fleurs en réalité ?

"Regardez les fleurs : elles se ferment pendant la nuit, tandis que le jour elles s'ouvrent au soleil.

Eh oui, c'est un langage. Les fleurs nous parlent. Elles nous disent : "Vous ne pouvez ouvrir les âmes que par l'amour, la bonté, la douceur."

Mais qui les comprend ?"

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Klimt

Gustav Klimt, le jardin aux tournesols

pas sur le chemin

"Ce n’est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but ; chaque pas doit être en lui-même un but en même temps qu’il vous porte en avant." Goethe

Escalier

apprendre à aimer, rien d'autre

"Ne confondons pas les êtres aimés avec l’amour.

Nous sommes, les uns et les autres qui nous aimons, des fenêtres à ouvrir.

Dans la tradition zen on dit : Ne confonds pas le doigt qui montre la lune et la lune. L’amant et l’amante ne peuvent jamais être davantage que le doigt qui montre la lune.

Le pire qui puisse nous arriver c’est quand l’être aimé détourne l’amour à son profit. C’est alors le drame. C’est-à-dire quand l’être aimé se confond avec l’amour que vous lui portez, sans voir que cet amour n’est qu’invitation au dépassement.

J’apprends, dans l’amour que je porte à un être, que l’amour, et le sens de l’amour, est d’apprendre à aimer, rien d’autre."

Christiane Singer

Le couple remet le mariage de fixation